Je suis none et enceinte d'un fidèle qui refuse la paternité

il ne veut rien savoir. Il m’a dit qu’il ne m’a jamais demandé cet enfant, au point de me dire que je devrais avoir honte, que je suis une religieuse indigne

HISTOIRES ANONYMES

vivie

3/24/20262 min read

Partagez cette histoire sur vos Réseaux sociaux pour toucher plus de personnes

Dans l’anonymat je vous en supplie. Je suis une sœur religieuse, une nonne venue du Rwanda. Cela fait un peu plus d’un an que j’ai été affectée au Cameroun, à la Cité Marie Dominique. Quand je suis arrivée, j’étais remplie de foi, de conviction et d’un profond désir de servir. Je n’imaginais pas que ma propre vie allait devenir le plus grand combat de ma conscience. Tout a commencé normalement, presque innocemment… il faisait partie des fidèles les plus engagés de la paroisse. Toujours présent, respectueux, attentif. Nos échanges étaient simples au début, puis ils sont devenus plus personnels. Je me sentais écoutée, comprise… et sans vraiment m’en rendre compte, je suis tombée amoureuse de lui… oui, je l’aime, malgré tout.

Un soir, tout a basculé… nous avons franchi une limite que je m’étais jurée de ne jamais dépasser. Depuis ce jour, je vis avec une lourdeur dans le cœur. Je n’ai parlé à personne… absolument personne. Je n’ai même pas eu le courage d’aller me confesser auprès d’un prêtre. J’ai seulement demandé pardon au Christ, seule dans ma chambre, en pleurant, en espérant qu’Il entende ma détresse… mais rien n’efface ce que j’ai fait. Je pensais pouvoir enterrer cette faute et continuer à servir, essayer de me reconstruire en silence.

Mais aujourd’hui, tout s’écroule encore plus… je viens de découvrir que je suis enceinte. Je n’arrive même pas à écrire ces mots sans trembler. Moi… une sœur religieuse… comment ai-je pu en arriver là ? Je suis perdue entre ma foi, ma vocation et cette réalité qui grandit en moi. Je ne sais pas quoi faire… garder cet enfant et tout perdre ? Ou chercher à cacher cette situation au risque de me perdre moi-même encore plus ?

Chaque nuit je pleure en silence. Personne ne sait. Personne ne doit savoir. Lui… il ne veut rien savoir. Il m’a dit qu’il ne m’a jamais demandé cet enfant, au point de me dire que je devrais avoir honte, que je suis une religieuse indigne. C’est ça qui rend tout encore plus difficile. Je suffoque avec ce secret. J’ai besoin d’aide… j’ai besoin qu’on me dise quoi faire, car je ne me reconnais plus… et j’ai peur de ce que je vais devenir.